Une vitrine d'hiver dessinée par l'illustratrice Peggy Nille

Un grand merci à Peggy pour sa proposition d'habillage de la vitrine sur le thème de la forêt en hiver.
Ses deux albums parus cet hiver y étaient en bonne place !

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Jeudi 2 octobre 2025
Rencontre avec Arianna Cecconi
à l'occasion de la sortie de son roman La ronde des insomniaques
paru aux éditions La belle étoile et traduit de l'italien par Marianne Faurobert.
Margo Chou nous en lira des extraits !
Anthropologue, Arianna Cecconi vit à l’Estaque et enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille. Les rituels, les rêves et le sommeil sont les principaux sujets de recherche d’une longue expérience ethnographique, qui a débuté dans les montagnes de Toscane, puis s’est poursuivie dans les Andes péruviennes, en Espagne et actuellement à Marseille. Parallèlement à son parcours universitaire, elle collabore avec des radios, des compagnies de théâtre, des écoles et des centres sociaux. Depuis 2010, elle travaille avec l’artiste Tuia Cherici au sein du projet Oniroscope. Elle est l'autrice d'un premier roman Les oracles de Teresa paru en 2021 aux éditions La belle étoile et en 2025 en format poche aux éditions J'ai lu.
« Mon prénom, c’est la frontière entre la nuit et le jour, je suis la marge. Aurora. J’attends l’aube couchée dans mon lit, les yeux clos. Nous passons trop de temps en position verticale, la tête en haut, les pieds par terre, les épaules courbées, et nos jambes doivent soutenir le tout. Quand je m’allonge, ma langue et mes pensées s’allongent à l’intérieur de moi, mes mots dévient de leur route habituelle, du nord au sud, ils se font plus lents et plus imprévisibles. Certaines histoires ne se racontent qu’à l’horizontale, et je pourrais les écouter comme ça, les yeux clos. Dormir, en revanche, c’est une autre affaire, dormir me terrorise. »
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Jeudi 19 septembre 2024
Rencontre avec Nicolas Garma-Berman
à l'occasion de la sortie de son second roman
L'épaisseur de l'aube paru aux éditions Belfond.

Né en 1981, Nicolas Garma-Berman est chercheur à l’université d’Aix-Marseille et vit à l’Estaque.
Roy et Ness n’étaient que des enfants lorsqu’ils ont dû quitter l’Écosse. Ils sont partis avec leur père parce qu’il le fallait, laissant tout derrière eux, jusqu’à leurs prénoms. Trente ans plus tard, les deux frères habitent en Suisse. L’un s’est marié, a eu une fille, l’autre vit seul. Ils se voient peu. Mais quand Roy demande à Ness de l’accompagner au bothy, la maison familiale perdue au milieu des montagnes, Ness n’hésite pas. Il veut renouer avec son frère, entendre à nouveau la voix qui lui racontait des histoires le soir. Il veut surtout aider Roy à affronter le drame qui a enveloppé leur famille de silence – au risque de réveiller d’autres secrets plus anciens…
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Jeudi 11 avril 2024
Rencontre avec Bruno Le Dantec
auteur et journaliste,
autour de son livre Et mon père un oiseau ?
paru aux éditions Hors d'atteinte.
Le 7 avril 2020, alors que les règles sanitaires imposées lors du premier confinement s’appliquent avec une rigueur maximale, un homme meurt seul dans une unité de soin, après s’être « laissé glisser », faute de comprendre pourquoi les siens ne venaient plus lui rendre visite. Ne désirant pas un enterrement religieux, sa famille se verra signifier qu’aucune procédure alternative n’ayant été envisagée, aucune cérémonie ne sera autorisée.
Dans une chronique de ces adieux volés, empêchés, Bruno Le Dantec, son fils, parle de ce que notre rapport à la mort veut dire de nous-mêmes. Alors que la France découvre avec sidération la rapidité et la facilité avec laquelle des restrictions de liberté vertigineuses sont mises en place, un virus dont on ne connaît rien, une communication politique cacophonique et un isolement déprimant, il parle de la déshumanisation d’une société obsédée par la gestion néolibérale, encore amplifiée en temps de Covid, et de celles et ceux qui tentent de rester solidaires malgré tout. Il dresse aussi un portrait sensible de l’homme qu’était son père, des liens avec l’Algérie et la Corse qui tissent son histoire comme celle de beaucoup d'enfants de Marseille, de ce que cette mort déplace en lui maintenant qu’il est le seul homme de sa famille. En creux transparaît un grand amour pour Marseille, pour les gens qui cohabitent tant bien que mal et pour la vie qui bat malgré tout.
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